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Contre les tueries de phoques gris

Dans Canada, Chasse aux phoques, ecology, environnement, Green Party, Ile de Sable, phoques gris, politique, Quebec, Seal hunt le novembre 13, 2011 à 7:01

Mac Harb nous demande d’écrire au comité sénatorial pour protester contre les tueries de phoques gris ( modèle de lettre plus bas)

Objet: Comité sénatorial et l’abattage des phoques gris

Chers amis,

Le Comité sénatorial permanent des pêches et océans a récemment entrepris une étude qui pourrait entraîner la mise à mort de 70 000 phoques gris au large de la côte Est du Canada.

Le ministre de Pêches et Océans pousse ses scientifiques à justifier l’abattage de phoques par des études peu crédibles et des avis tendancieux pour des raisons politiques.

Il a décidé de ne pas tenir compte de divers facteurs, comme les répercussions de la surpêche étrangère non réglementée dans les eaux internationales au large de nos côtes et l’absence totale de données scientifiques qui prouvent que les phoques menacent réellement le rétablissement des stocks de morue.

Le Comité examine la possibilité d’un abattage irresponsable qui pourrait, à mon avis, avoir de graves répercussions sur l’écosystème de l’Atlantique et sur la santé à long terme de bien des espèces d’animaux, dont la morue. Non seulement ce carnage serait très coûteux pour les contribuables, mais il porterait aussi atteinte à la réputation du Canada sur la scène internationale.

J’ai pressé le Comité de faire preuve de précaution et de rassemble et d’examiner les preuves scientifiques de toutes les parties concernées, et non uniquement les études qui viennent appuyer un objectif injustifiable, celui d’abattre 70 000 phoques. Je vous exhorte à communiquer avec le Comité et avec ses membres. Écrivez-leur sur le site Web du Comité en cliquanthttp://senate-senat.ca/pofo-f.asp.

Le gouvernement doit connaître l’opinion des Canadiens et des gens du monde entier sur ce carnage indéfendable.

Sincères salutations,

L’hon. Mac Harb, sénateur   

Copier-coller dans l’ordre et dans les bonnes cases les destinataires suivants dans votre messagerie de courriels puis copier le modèle de lettre avec les références, inscrire vos coordonnées et expédier. Destinataires: (À): mannif@sen.parl.gc.ca, losier@sen.parl.gc.ca, olived@sen.parl.gc.ca, poyv@sen.parl.gc.ca, hublee@sen.parl.gc.ca, smithc@sen.parl.gc.ca, patted@sen.parl.gc.ca, rainen@sen.parl.gc.ca, cochre@sen.parl.gc.ca, poirir@sen.parl.gc.ca, wattc@sen.parl.gc.ca, lebrem@sen.parl.gc.ca, carigc@sen.parl.gc.ca, cowanj@sen.parl.gc.ca, tardic@sen.parl.gc.ca

( CC ) copie conforme: phoques@hotmail.ca, harbm@sen.parl.gc.ca, pofo@sen.parl.gc.ca

MODÈLE DE LETTRE

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Objet: Comité sénatorial et l’abattage des phoques gris

Cher(es) membres du Comité :

 Nous nous joignons à des milliers de Canadien(nes) qui s’opposent à la possible élimination de  70 000 phoques gris au large de la côte est du Canada ( au sud du golfe du Saint-Laurent). Les phoques pourraient être tués sous la fausse prétention que l’abattage contribuerait au rétablissement des stocks de morue.

Morue : faux prétexte

Depuis des années, l’industrie de la pêche commerciale fait un lobbying intensif auprès du gouvernement canadien pour qu’on abatte massivement les phoques gris. Selon les pêcheurs, les phoques sont à blâmer parce qu’ils mangent trop de morues.
Pour répondre à la pression croissante de ce lobby, le ministère canadien des Pêches et des Océans (MPO)  envisage un abattage massif de phoques qui ne peut être justifié pour des motifs commerciaux, scientifiques, écologiques ou pour la conservation des espèces. Il n’est motivé que pour des raisons politiques.

Nous aimerions rappeler que même le MPO a publié une étude concluant qu’il y a  très peu de preuves tangibles qu’un abattage de phoques gris fonctionnerait réellement. (1)

Plusieurs sommités scientifiques, biologistes et environnementalistes, critiquent ce projet d’abattage de phoques gris, en dénonçant  notamment l’absence totale de données scientifiques qui prouverait, hors de tout doute,  que les phoques menacent réellement le rétablissement des stocks de morue.

Citons notamment:

  • Susanna Fuller, du Centre d’action écologique d’Halifax  : « Toutes les possibilités d’abattage sur l’Ile de sable sont « ridicules », puisque cela amènerait sur l’Ile de nombreux travailleurs et de l’équipement. » (2)

Selon Debbie McKenzie de la Société de conservation du phoque gris, le rapport du Conseil pour la conservation des ressources halieutiques (CCHR) pour le MPO est trompeur. Elle affirme qu’abattre 70 000 bêtes en se basant uniquement sur la présence de morues de grande taille est dangereux, en rappelant que d’autres études du MPO  révèlent une hausse de la morue de taille moyenne. Elle mentionne également que la notion voulant que la population grandissante de phoque gris mange trop de morues est simpliste. Elle assure que l’approche du CCHR ignore le fait que les phoques font partie d’un écosystème complexe et que de les y enlever  peut avoir des conséquences qu’on ignore. Même si les phoques gris mangent un nombre considérable de poissons, ils expulsent aussi du nitrogène, ce qui encourage la production d’algues, une source primordiale d’aliment pour la plupart des formes de vie de l’océan, incluant le plancton.  « On pense qu’il n’y aura  aucun mal dans cette expérience? Mais vous pouvez faire du mal à ce qui est dépendant des phoques gris. C’est une expérience qui manipule les décisions gouvernementales en utilisant seulement une partie de l’information disponible. C’est obscène.» (3)

 Mark Butler du Centre d’action écologique d’Halifax a déclaré que l’abattage des phoques gris n’était pas une solution à long terme : « Si on commence à tuer les phoques pour préserver les morues, il faudra continuer pendant des siècles car la pêche a décimé leurs prédateurs naturels (tels les requins). C’est un cercle vicieux. Même si on tue tous les animaux marins qui mangent du poisson, dauphins, belugas, requins, baleines ou oiseaux de mer, les morues ne reviendront pas, pas plus que les autres poissons. Tuer les phoques de l’Ile de Sable (ou d’ailleurs) pour renflouer les stocks de poissons n’est pas une solution à long terme.» (4)

Pour le professeur Hal Whitehead de l’Université Dalhousie, le lien entre le faible taux de morue et le phoque gris n’est pas suffisamment établi. Le professeur a aussi fait remarquer que même si d’autres prédateurs mangent de la morue, comme certaines espèces de baleines, le gouvernement fédéral semble vouloir s’en prendre particulièrement aux phoques simplement pour apaiser l’industrie de la pêche. Pour M. Whitehead la description du projet par le CCHR est risible. « Il n’y a pas de groupe de contrôle », dit-il, se référant au fait qu’une expérience scientifique doit avoir une comparaison avec les résultats. « Dans ce cas, il n’y a qu’un groupe et vous en tuer une large part. Si la population de morue augmenterait, suite à l’abattage, cela ne voudrait pas nécessairement dire que les phoques sont à blâmer. Faire de telles liens de cause à effet dans l’océan est très difficile.» (5)

 Selon Boris Worm, professeur de biologie de l’Université Dalhousie et spécialiste de  la biodiversité marine, l’idée que les phoques soient responsables de la faiblesse des stocks de morue n’est qu’une invention, car elle ne repose pas sur une recherche scientifique formelle. Il souligne  aussi que l’ancienne ministre des Pêches, Gail Shea, a  déclaré en 2009 que l’abattage était une bonne idée. Il semble que les scientifiques fédéraux ont depuis subi des pressions pour justifier cette position. « C’est quelque chose qui a été annoncée avant que la science soit entendue. Par la suite, une réunion fut convoquée pour soutenir une telle décision, se référant a une série d’ateliers scientifiques tenus l’automne dernier. Pour moi, en tant que scientifique, cela est inacceptable.» (6)

Sara Iverson, chercheuse en écologie physiologique à l’Université Dalhousie, conclut qu’il n’y a pas suffisamment de preuves scientifiques à l’heure actuelle pour justifier soit un abattage ou une stérilisation des phoques gris. « Scientifiquement, nous n’avons pas vraiment de preuves claires que l’abattage de phoques gris se traduirait par la reprise des stocks de morue.» Et extrapoler avec un système complexe peut entraîner des conséquences inattendues. «C’est un système très complexe et nous n’avons pas la moindre idée de qu’est-ce qui se passerait si on supprime les phoques». De plus elle a constaté que la morue n’est pas l’aliment de base pour des phoques gris. « La morue n’est qu’une très petite proportion de leur alimentation. De loin, le plus gros de l’alimentation des phoques gris sur le plateau néo-écossais est le lançon, le sébaste et autres espèces fourragères comme le capelan et le hareng. » Mme Iverson pense que les phoques préfèrent manger ces poissons, car ils sont abondants et ont une teneur élevée en matières grasses (de cinq à 14 %) par rapport à la morue qui à seulement 1% de graisse.(7)

Selon Mike Hammil, biologiste et responsable du département fédéral du MPO même si l’abattage avait lieu, il faudrait fermer la pêche commerciale pendant au moins 10 ans. (8)

Divers facteurs
Nous soumettons à l’attention du comité que le rapport du CCRH ne tient pas compte de divers facteurs, comme les répercussions de la surpêche étrangère non réglementée dans les eaux internationales au large des côtes canadiennes et de ses graves répercussions sur l’écosystème de l’Atlantique tout comme sur la santé à long terme de bien des espèces d’animaux, dont la morue.

Il y a des failles importantes dans la recommandation du CCRH.  Ce dernier n’a pas évalué non plus les interactions entre les phoques et autres espèces tout en ignorant totalement les effets positifs du phoque gris sur d’autres prédateurs dans l’ensemble de l’écosystème.  Tel qu’indiqué dans le rapport scientifique consultatif du MPO en mars 2011 sur les impacts des phoques gris sur les populations de poissons dans l’Est du Canada :  «Toute intervention  – et cela comprend l’abattage proposé des phoques gris – dans le sud du golfe a d’abord besoin d’une enquête approfondie sur les impacts multiespèces d’une interaction de la morue dans cet écosystème.» (9) Une telle enquête n’a pas encore été faite. En outre, il y a un nombre croissant de recherches scientifiques qui contestent la notion que les phoques sont responsables et qu’il sentraveraient la reconstitution des stocks de poisson de fond.

Les stocks de morue et autres poissons de fond sur le plateau néo-écossais  montrent clairement des signes de rétablissement, selon une récente étude  de l’Institut océanographique de Bedford et de l’Université Queen (publiée dans Nature http://www.nature.com/nature/journal/vaop/ncurrent/full/nature10285.html.) Pourtant le plateau néo-écossais est le foyer de la plus grande population de phoques gris dans le Canada atlantique. Cette dernière publication s’ajoute aux autres recherches scientifiques qui suggèrent que les prédateurs comme les phoques gris ne nuisent pas aux poissons de fond et même qu’ils peuvent réellement aider à renverser la dégradation des écosystèmes marins.

Raisons politiques
Nous croyons que le MPO pousse ses scientifiques à justifier l’abattage des phoques gris par des études peu crédibles et des avis tendancieux pour des raisons politiques. Il faut se rappeler que par le passé des scientifiques fédéraux ont été muselés. En 1993, à Terre-Neuve, une enquête provenant de scientifiques concluait que la recherche dans le moratoire sur la morue a été  « horriblement mutilé et corrompu pour répondre à des fins politiques.» (10)

Il est à noter aussi que le CCRH est un centre composé de représentants de l’industrie des pêches, tous nommés par le ministre du MPO. (11)

En l’absence totale de données scientifiques qui prouvent que les phoques menacent réellement le rétablissement des stocks de morue nous pressons le Comité de faire preuve de précaution. Nous demandons à ce Comité qu’il rassemble et examine les preuves scientifiques de toutes les parties concernées et non uniquement les études qui viennent appuyer un objectif injustifiable.

D’un point de vue éthique et écologique

L’abattage des phoques gris n’est pas justifié d’un point de vue scientifique et économique, tout comme il est totalement inadmissible d’un point de vue éthique et écologique. 

Ce plan d’abattage  se déroulerait entre décembre et début février et aurait lieu dans des aires de mise bas. Pendant cette période de l’année, les plages et les dunes sont couvertes de mères qui allaitent leurs bébés. Dans ce lieu de maternité, les bébés phoques seraient tués à l’aide de gourdin et les adultes au fusil.  Un abattage qui éveille de sérieuses inquiétudes  car les jeunes phoques gris sont plus gros et possèdent un crâne plus épais que celui des bébés phoques du Groenland et des dos-bleus pour lesquels ces gourdins ont été conçus. De plus, de récents tests d’abattage  par arme à feu de petit calibre sont peu convaincants.

Citation de Pierre-Yves Daoust, vétérinaire et directeur de l’institut de la fourrure qui a participé aux tests avec le MPO :  « La chasse au phoque gris sur l’île Hay se pratique sur la terre ferme. À cause des risques de ricochet sur les rochers, il est hors de question d’utiliser une arme à feu de fort calibre. Les chasseurs utilisent donc le gourdin, mais comme le crâne du phoque gris est particulièrement épais, il faut souvent deux ou trois coups pour l’abattre» . Source: Radio-Canada 03 mars 2011

Vidéo: http://www.eitb.com/video/en/news/life/detail/606511/first-day-seal-hunting-canada/

Quel que soit le scénario choisi, abattage ou stérilisation, l’opération coûterait entre 20 et 35 millions de dollars aux contribuables. Il nécessiterait aussi l’envoi de véhicules (machineries lourdes), des conteneurs, du carburant, des modules d’incinération, des bateaux de ravitaillement, mettant ainsi en danger l’écosystème extrêmement fragile de l’Ile de Sable. Toutes les carcasses des phoques tués seraient incinérées sur place et rejetées dans l’océan puisqu’il n’y a aucun débouché commercial autant pour leurs peaux que pour leur viande. Un gaspillage et un non-sens écologique des plus flagrants.

En plus d’être risible d’un point de vue scientifique, économique ou écologique et d’être très coûteux pour les contribuables canadiens, cet abattage porterait aussi une atteinte grave à la réputation du Canada sur la scène internationale. 

En vous remerciant, veuillez agréer, madame, monsieur, nos salutations les plus sincères.

INSCRIVEZ ICI: VOTRE NOM, ADRESSE, VILLE, PAYS, CODE POSTAL

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RÉFÉRENCES:

Des chiens et des chats végétariens/végétaliens

Dans ecology, environnement, Végétalisme et environnement, veganism le avril 2, 2011 à 1:38

Selon le vétérinaire Andrew Knight  des chiens et des chats végétariens/végétaliens « c’est possible ». Voici un résumé de ses arguments ainsi que des informations venant de d’autres spécialistes, des témoignages, des trucs pratiques et des recettes pour pitous et minous végés.

Source: Journal AHIMSA, printemps 2011 

C’est à la suite de questions éthiques soulevées par un nombre croissant de propriétaires d’animaux végés, et à cause de problèmes de santé tels que les allergies qui sont causées par l’absorption d’aliments à base  d’ingrédients carnés, que les marques de nourriture végétarienne/végétalienne  pour chiens et chats ont été tout d’abord développées. Mais l’alimentation végétarienne/végétalienne pour animaux demeure un sujet de controverses qui sont exacerbées par l’ignorance des problèmes nutritionnels et de santé impliqués, et ce au sein même du corps vétérinaire ou parmi les autres professionnels animaliers.

 En 1994, l’organisme People for the Ethical Treatment of Animals (PETA) a conduit une enquête  de santé sur 300 chiens végés originaires de 33 états d’Amérique et du Canada :  65,3% (196/300) étaient végétaliens (sans aucun produit animal), et les 34,7% (196/300) restants étaient simplement végétariens (consommaient œufs ou lait).

Il semble qu’être végétalien ou végétarien pour un grande partie de sa vie constitue un avantage indéniable pour le chien. ll semble également qu’il existe un léger avantage pour la santé à être végétalien plutôt que végétarien: 82% des chiens qui avaient été végétaliens pendant 5 ans ou plus furent considérés être en bonne ou excellente santé, alors que seulement 77% des chiens qui avaient été végétariens depuis 5 ans ou plus furent considérés être en bonne ou excellente santé.

Les résultats suggèrent que:

Plus un chien maintient longtemps une alimentation végétalienne ou végétarienne, plus grandes sont ses chances de profiter d’une santé générale bonne à excellente.

Le végétalisme est plus profitable que le végétarisme.

Plus un chien maintient longtemps une alimentation végétalienne ou végétarienne, moins il est susceptible de souffrir du cancer, de diverses  infections, d’hyperthyroïdie, ou d’obésité.

Une alimentation végétarienne peut augmenter l’alcalinisation urinaire, avec ses conséquences potentielles sur les calculs urinaires, blocages et infections; c’est pourquoi un suivi régulier du Ph de l’urine et la remédier par certains aliments sont importants.

Un chien qui maintient longtemps une alimentation végétalienne ou végétarienne doit avoir un apport supplémentaire en L-Carnitine ou en taurine, afin de ne pas souffrir de cardiomyopathie dilatée ou d’une autre maladie cardiaque.

L’un des plus vieux chien végétalien au monde du nom de Bramble  « adore l’exercice et elle aime tout particulièrement les sorties », d’après les personnes qui s’en occupent. À l’âge de 27 ans, Bramble est toujours  « alerte et vive et fait sa promenade quatre fois par jour et nage une fois par semaine.» Bramble se nourrit principalement d’une alimentation totalement végétalienne à base de riz, de lentilles et de légumes bio

De nombreux heureux propriétaires’ de chiens et de chats végétariens ont rapporté leurs expériences dans le livre de Peden (1999) Vegetarian Cats & Dogs (Chiens & chats végétariens).

Les bienfaits pour la santé rapportés comprennent une diminution des ectoparasites (puces, tiques, poux et acariens), un plus beau poil, un contrôle des allergies et du poids, un taux d’arthrite réduite, une amélioration des odeurs des selles  et progrès dans la résolution de la cataracte.

Le vétérinaire Richard Pitcairn (Pitcairn & Pitcairn, 1982) cite un New Yorkais: « Mes amis ont des chiens plus jeunes qui ont des dents déchaussées ou manquantes, souffrent de violentes éruptions cutanées très sévères, de problèmes cardiaques et de respiration, de surplus de poids, de léthargie etc. Ils affirment que si Buck est aussi en forme c’est parce qu’il est un bâtard. Ça peut aider, mais moi je pense que son alimentation végétarienne et les soins qu’il reçoit y sont également pour quelque chose. Buck n’a non plus jamais attrapé de puces.»

Michael Buzel de Floride relate l’histoire de sa chienne Penny: «J’ai adopté mon premier chien, Penny (un chien croisé de colley et de golden retriever) de la Florida Broward County Humane Society en 1987. «Elle était âgée de quatre ans et demi et souffrait d’allergies multiples qui la faisaient se gratter constamment et mordiller son derrière. Elle continuait de perdre beaucoup de poils et n’avait habituellement pas l’air très heureuse. Je l’ai amenée à mon premier vétérinaire qui lui a prescrit des cachets de cortisone qui soulagèrent les problèmes.  Malheureusement, la cortisone cause d’autres problèmes qui empirent à la longue. Lorsqu’elle a arrêté de prendre ses cachets, les problèmes sont réapparus. J’ai pensé qu’il devait y exister un meilleur remède que les médicaments, et j’ai donc trouvé un autre vétérinaire qui a suggéré de changer son alimentation. Nous avons éliminé toutes les aliments allergiques (la viande, le poulet, les oeufs, la levure, le lait, etc) La condition de Penny s’est améliorée de façon dramatique. [...] Je souhaite que plus de gens prennent comme moi conscience qu’un changement d’alimentation serait profitable à leurs animaux et pourrait stopper les irritations, grattements et pertes de poils, en plus d’économiser des frais énormes de vétérinaire. »

Et les chats : une amélioration de leur vitalité

Peden rapporte nombre d’histoires de chats végés en bonne santé qui en sont venus à adorer leurs repas.  

Alfredo Kuba de Mountain View, en Californie décrit l’alimentation de  deux chats errants mâles qu’il a secourus, Mussi et Tommy : « Mon expérience est que les animaux peuvent bien s’adapter à une alimentation végétalienne, c’est juste un problème de patience. ll suffit d’expérimenter des combinaisons de saveurs jusqu’à trouver ce qu’ils aiment. Mussi appréciait cette alimentation même si cela a pris environ 5 à 6 mois à essayer des recettes végétaliennes pour qu’il se fasse graduellement à sa nouvelle alimentation. Je lui ai fait faire la transition envers une alimentation végétalienne après qu’il soit devenu diabétique à 3 ans suite à la prise de nourriture du commerce pour animaux. Son diabète a grandement régressé et il s’est finalement éteint à l’âge de 17 ans après 14 années en bonne santé d’alimentation végétalienne. Nous venons juste de secourir et d’adopter un autre chat errant que nous avons nommé Tommy. Nous lui avons directement donné de la nourriture végétalienne Evolution pour chats et nous n’avons pas eu à le faire s’ajuster à la nourriture, il l’a aimée du début!»

Gwyn Watson décrit les effets bénéfiques de l’ alimentation végé de son chat : Layla a eu une infection chronique de la vessie. Le vétérinaire l’a mise sous traitement trois à quatre fois par an durant les quatre dernières années. Lorsqu’elle n’était pas sous traitement j’ai réussi à garder la situation à peu près sous contrôle à l’aide de la vitamine C liquide. Chaque situation stressante (ex. un déménagement) causait une crise soudaine. Depuis qu’elle prend du Vegecat elle n’a plus jamais eu de mal.  Nous lui préparons une recette de céréales et de soja et nous y ajoutons des carottes coupées en morceaux et des choux de Bruxelles.»

Taurine  et L-carnitine

Les chiens mais surtout les chats ont particulièrement besoin de taurine pour plusieurs raisons Une déficience en taurine chez les félins peut donner naissance à des dysfonctions multiples des organes, dont les conséquences ont été décrites par de nombreux chercheurs. Les conséquences comprennent: atrophie généralisée de la rétine, des atteintes au développement du cortex visuel et du cervelet, cardiomyopathie dilatée et stérilité. La croissance normale, les fonctions immunitaires et neurologiques dépendent toutes de niveaux adéquats en taurine. Sans une source alimentaire de taurine, les chats peuvent manifester des changements de la rétine après trois mois seulement. Ces changements s’amplifient dans les six mois et la cécité totale peut prendre deux ans à se développer. Si elle est traitée avec un apport en taurine à temps, la dégénération est réversible.

La taurine est un acide aminé qu’on retrouve naturellement dans la viande et qu’on doit ajouter à l’alimentation des chiens et des chats vegans. La plupart des chiens peuvent vivre en santé sans  taurine, mais certaines races ou certains chiens plus âgés, ont besoin de taurine, sans quoi ils peuvent développer une cardiomyopathie (troubles du cœur).

L-carnitine est  un autre acide aminé, trouvé naturellement dans la viande, qui pourrait être ajouté à l’alimentation. Une déficience de ce nutriment peut  causer la cardiomyopathie dilatée, une maladie sérieuse qui rend le cœur gros, flasque et incapable de fonctionner normalement. Cette maladie frappe le plus souvent les chiens dans la fleur de l’âge qui sont déficients en L-carnitine ou en taurine à cause de leur race, de leur génétique ou de leur alimentation. On peut se procurer le L-carnitine dans un magasin d’aliments naturels et l’ingrédient se retrouve dans les céréales végés pour chiens.

Conseils pratiques

On ne devrait pas s’inquiéter si au tout début l’animal se contente d’inspecter la nourriture végé; la maintenir à proximité de l’ancienne nourriture suffit à ce qu’il fasse l’association mentale requise. Mixer finement la nourriture peut également s’avérer efficace, comme peut l’être l’ajout d’additifs odoriférants et savoureux, comme la levure alimentaire Red Star, les huiles végétales, les feuilles de nori (algues) et la spiruline. Réchauffer doucement la nourriture peut aussi faire son effet. Tout nourriture intouchée devrait être retirée, n’offrant à l’animal que de la nourriture fraîche.

Bien que le problème soit moindre que pour les chats, la patience et la persévérance peuvent être nécessaires lorsqu’il est question de changer d’alimentation. Dans les cas difficiles il peut se révéler d’abord nécessaire de priver l’animal de toute nourriture (ce qui n’inclut pas l’eau!) une journée durant. Cela va stimuler l’appétit du chien sans pour autant être nuisible à sa santé. Il peut être nécessaire de changer d’alimentation graduellement, par exemple en utilisant 90 % de l’ancienne nourriture et 10 % de la nouvelle pour quelques jours, puis de passer à 80 % et 20 % pour quelques jours de plus, laissant ainsi la transition vers une nouvelle alimentation s’opérer sur plusieurs semaines, ou même plus longtemps si nécessaire. Un changement en douceur peut être mieux accepté par l’animal dans les cas difficiles, et peut également permettre une transition appropriée des enzymes digestifs (autant qu’il est possible) ainsi qu’à la flore intestinale (bactéries), diminuant ainsi les risques de réactions gastro-intestinales telles que la diarrhée.                                             

 Afin d’aider les animaux dans leur phase transitoire, l’ail s’avère d’une grande aide. Elle nettoie l’organisme des chats et des chiens, ayant eu une alimentation très carnivore ou pour ceux souffrant d’arthrite. Elle stimule la digestion, les intestins et élimine les parasites. Il faut mélanger  3 gousses d’ail à chaque repas, selon la grosseur de l’animal.

Pour les chiens, les compagnies Royal Canin, Nature’s Recipes,AMI et Natural Life commercialisent de la nourriture à base de légumes, de céréales et de suppléments. Depuis peu, il est aussi possible de se procurer des céréales végétariennes pour chats de la compagnie R.L. Wysong, sans aucun sous-produit animal. Cette même compagnie vend aussi de la nourriture végé pour chien la Anergen 3

Le vétérinaire Richard H. Pitcairn, dans son livre Natural Health for Dogs and Cats confirme qu’une alimentation végétarienne/végétalienne doit être planifiée, particulièrement pour le chat dont les besoins en protéines et en acides aminés (comme la taurine) sont essentiels. Il cite un dépliant de la Vegetarian Society of the United Kingdom où plusieurs membres décrivent le menu sans viande de leurs chats et de leurs chiens.

Les menus canins consistent en lait végétal, céréales, noix moulues, légumes cuits, riz brun, tofu, légumineuses, germinations et crudités.

Les menus félins pour leur part regorgent de  protéine texturisée,  levure,  d’avoine,  légumes cuits et crus, pâtes alimentaires, tofu, pain et même concombre, épinards, avocat et melon.

Monsieur Pitcairn recommande de donner aux chats et aux chiens de l’huile végétale de bonne qualité, de la levure alimentaire (riche en vitamine B et protéines), des suppléments vitaminiques (vitamine A-E), du calcium et des algues. Il conseille aussi de changer l’alimentation du chien et du chat de façon transitoire, par étapes. On commence par éliminer la nourriture en conserve puis on offre des céréales sèches. Graduellement, on introduit des céréales, des légumes, des fruits mélangés au début avec un peu de nourriture carnivore, pour finir avec une alimentation végétarienne.

A éviter : Les oignons crus pourraient causer l’oxydation des cellules rouges du sang et mener à l’anémie.

Le chocolat peut aussi être toxique  et  même être fatal si consommé en grande quantité. Plusieurs animaux adorent le chocolat, cependant le chocolat contient un stimulant appelé théobromine, qui cause une hyper stimulation dans le corps de l’animal. Tous les systèmes du corps sont affectés par la théobromine, incluant le système cardiovasculaire, le système nerveux, ainsi que le système gastro-intestinal.

La muscade et les raisins peuvent également être toxiques pour les chiens. La consommation de grandes quantités de raisins a été directement reliée à une faiblesse des reins.

Éviter également la surconsommation de sel.

Acidité de l’urine : L’urine des chiens peut être acidifiée de plusieurs manières. On peut y inclure : asperges, pois, riz brun,avoine, lentilles, fèves, maïs, choux de Bruxelles;la plupart des noix (exceptées amandes et noix de coco); des céréales (hormis le millet), et le gluten de blé (utilisé dans les recettes de granulés). Tous sont des acidifiants urinaires.

Un apport en enzymes comprenant de la méthionine, de la vitamine C, et/ou de l’extrait de canneberge limitent à la fois l’alcalinisation urinaire et les inflammations. Ils aident aussi à la digestion, et peuvent contribuer à une hausse de la vitalité.

RIZ AUX LÉGUMES POUR  PITOU

2 tasses de riz brun non cuit +1 tasse de millet +2 tasses d’avoine roulée (pas à cuisson rapide) +½ tasse de graines de lin moulues

Mettre tous les ingrédients dans un grand chaudron, excepté les graines de lin. Ajouter environ 6 tasses d’eau, plus 2 carottes coupées en rondelles et 2 pommes de terre moyennes (ou patates sucrées) et 2 gousses d’ail. Porter à ébullition à couvert, puis baisser le feu jusqu’à ce que la cuisson soit terminée (environ ½ heure). À la fin de la cuisson, ajouter ½ tasse d’huile d’olive et les graines de lin moulues. Écraser le tout grossièrement. On peut ajouter quelques cuillerées de levure alimentaire Red Star. On peut donner 1¼ tasse de la préparation par repas, selon la grosseur du chien.

 BISCUITS AU BEURRE D’ARACHIDES

1 tasse de farine + 1½ cu. à thé de poudre à pâte +½ tasse de beurre d’arachides bio non sucré +½ tasse de lait d’amandes ou autre lait végétal

Préchauffer le four à 375oF.  Mélanger le beurre d’arachides avec le lait d’amandes jusqu’à ce que le tout soit lisse. Ajouter la farine et la poudre à pâte, bien mélanger et pétrir jusqu’à l’obtention d’une pâte ferme. À l’aide d’un rouleau à pâte, rouler pour obtenir un cercle de ¼ de pouce d’épaisseur qu’on coupera ensuite de la forme désirée.  Cuire au four pendant 10 à 20 minutes ou jusqu’à brun doré. Laisser refroidir.

 DÉLICIEUX MUFFINS

1 tasse de farine (au choix : blé entier, d’avoine, d’orge, de pois chiches, etc.)+ 1 cu. à table de graines de lin moulues +1 cu. à table de graines de chanvre décortiquées+1 cu. à thé de gingembre moulu +½ cu. à thé de soda +¼  tasse de beurre d’arachides bio + ½ tasse de compote de pommes +1 tasse de carottes râpées +        1 cu. à thé de vanille +1 cu. à table de sirop d’érable

Préchauffer le four à 350oF.. Dans un grand bol, combiner la farine, le gingembre, le lin, les graines de chanvre et le soda. Ajouter le beurre d’arachides, la compote de pommes, les carottes, la vanille et le sirop d’érable, en mélangeant bien le tout. Remplir les moules à muffins huilés et cuire 30 minutes. Retirer les muffins cuits des moules et les laisser refroidir complètement avant de les servir. Garder au réfrigérateur.

Donne environ 18 petits muffins.

__________________________________________________________ CROQUETTES DANGEREUSES : Une étude conduite par un vétérinaire belge, Gérard Lippert, démontre qu’une alimentation industrielle abrégerait la vie des chiens d’environ 3 ans. Cette opinion est corroborée par celle d’autres vétérinaires dont Laurence Colliard  qui observent la multiplication chez le chien de problèmes cutanés, digestifs et locomoteurs, d’allergies, d’obésité et de cancers.                  L’alimentation canine industrielle contient colorants, pesticides et engrais dont on sait, en ce qui concerne ces deux derniers éléments, qu’ils se  «chélatent » avec les minéraux et les vitamines de telle sorte qu’ils ne peuvent plus être récupérés par l’intestin. On constate aussi que 70 % de l’alimentation industrielle n’est pas résorbée par l’organisme du chien. Il suffit d’examiner la grande taille des selles des chiens nourris de cette façon pour s’en convaincre, dit M. Lippert; l’alimentation ménagère est pour sa part résorbée à 80 %.Les industriels nous font croire que le chien a les intestins fragiles et qu’il ne peut pas manger des repas préparés par des humains mais c’est totalement faux ! Les intestins des chiens sont sensibles à une nouvelle nourriture. Il faut les habituer, comme on le fait pour les bébés….
Pour ce qui est de l’alimentation des chats, Laurence Colliard, vétérinaire nutritionniste a constaté aussi une augmentation des allergies et vomissements chez les félins. La plupart des croquettes vendues sont trop énergétiques et favorisent ce type de problèmes.

 

AHIMSA à l’Expo manger santé et vivre vert

Dans ecology, environnement, Végétalisme et environnement, Végétalisme et Santé humaine, veganism le mars 8, 2011 à 10:17

AHIMSA aura une table d’informations  à l’Expo de Montréal : kiosque *824

et à celui de Québec: kiosque *112

Nous servirons de la nourriture végétalienne à celui de Québec

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